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Communiqué du 17 mai 2020 – à l’attention des Ministres, et du Ministre de la Culture

Publié le

Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Ministre de la Culture,

 

Autoriser la fête de la musique alors que l’état d’urgence sanitaire empêche les rassemblements de plus de 10 personnes jusqu’au 10 juillet inclus, et que les festivals et rassemblements de plus de 5000 personnes sont simplement interdits jusqu’au 31 août 2020, est-ce une plaisanterie ?!

Comment assurer la protection des publics, des artistes et des bénévoles dans ce contexte difficile alors que la parole politique change du jour au lendemain ?

Comment aider nos amis prestataires (artistes, techniciens, artificiers, artisans, forains,..), partenaires de nos fêtes, pour qui, suite à un manque de visibilité, 80% de nos adhérents ont d’ores et déjà annulé leur programme estival, les laissant sans activités, ce qui sera dramatique pour une partie d’entre eux ?

Comment être crédible, nous, Fédération de tutelle, devant une telle cacophonie, où, par manque de clarté, il devient difficile d’apporter des conseils cohérents, justes, équitables et solidaires pour passer cette crise ?!

Deux mois d’arrêt total d’activité culturelle, festive, associative mais aussi économique.

Deux mois dont l’impact se mesurera en semaines voire en mois avant de retrouver un rythme de croisière comparable à celui de l’avant crise !

Car oui, nous serons durablement impactés par cette crise sanitaire sans précédent où il nous faudra revoir nos modes d’organisations et nos modèles économiques pour pouvoir renouer avec l’esprit festif qui nous anime, et ce, en toute sécurité.

Vous l’aurez compris, mesdames et messieurs les Ministres, Monsieur le Ministre de la Culture, il ne faut pas simplement vouloir que la vie reprenne comme avant, comme si rien n’avait eu lieu ! Il faut tenir compte de vos annonces successives et de la réalité du terrain ! Il faut nous accompagner !

Et pour ce faire il nous faut une parole politique claire et durable, adaptée à nos spécificités, nous donnant de la perspective dans la gestion de nos animations et de nos associations car le manque de connaissance du terrain et de nos fonctionnements vous conduisent à effectuer des annonces en total décalage avec la réalité…

Ils nous faut aussi des actes politiques forts afin que tous ensemble, nous puissions envisager un avenir serein, en protégeant l’intégrité de tous.

 

David PETIT                                            Arnaud Thenoz

Président de la FNCOF                           Président délégué de la FNCOF